Faut-il prendre des décisions drastiques ou rester figé en attendant que passe la tempête ? Les épargnants hésitent entre Charybde (laisser son argent sur des supports de moins en moins rentables) et Scylla (accepter de prendre des risques alors que la période est particulièrement agitée).

Pour Meyer Azogui, président de Cyrus Conseil, « nous sommes entrés dans l’an 1 d’une révolution de l’épargne, celle de l’absence totale de rémunération sans risque. Il faut d’abord revenir aux fondamentaux, c’est-à-dire à une stratégie patrimoniale et se poser les bonnes questions sur ses objectifs et son horizon de placement. Raisonner en termes de classe d’actifs et non en termes d’objectifs patrimoniaux, c’est le meilleur moyen de se faire prendre à contre-pied ».

Avantages et risques des fonds en euros
 

Dès lors, même si les fonds en euros doivent rapporter seulement autour de 1 % en 2020 et moins encore les années suivantes, « ils sont toujours pertinents pour la partie défensive du portefeuille. Aujourd’hui, en fonction de son horizon de placement, on y placera de 20 % à 50 % au maximum de son épargne », affirme Meyer Azogui.

Ceux qui voudraient se mettre à l’abri sur ce type de fonds peuvent toutefois être freinés dans leur élan. « Les arbitrages en faveur des fonds en euros ne sont pas facilités, prévient Laurent Bodin, gérant du cabinet de conseil en gestion de patrimoine Cèdre Finance. Les frais d’arbitrage pour revenir sur ce compartiment sont désormais souvent incontournables et généralement de 1 %. En plus, nombre de compagnies n’acceptent pas un quota de plus de 50 % des actifs en euros ».

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Assurance-vie : les bons arbitrages de rentrée

Les Echos Patrimoine / Marie-Christine Sonkin

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